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Les registres obligatoires
QU'EST CE QUE LE REGISTRE DU PERSONNEL?
C'est un document
obligatoire pour tous les
employeurs sauf en cas
d'utilisation du Titre Emploi
simplifié Agricole (voir
fiche "Embauche d'un
salarié"). Il fait
apparaître, dans l'ordre
d'embauche, les nom et prénom
de tous les salariés occupés
à quelque titre que ce soit
et quelles que soient la
durée du contrat et sa nature
(temps plein ou temps
partiel). Ces mentions sont à
porter sur le registre au
moment de l'embauche, de
façon indélébile. Le
registre du personnel doit
être conservé pendant 5 ans
à compter de la date à
laquelle le salarié a quitté
l'entreprise.
Un registre-type est vendu
par les magasins de papeterie.
Mais il peut s'agir d'un
cahier ordinaire, sous
réserve d'y faire figurer
l'ensemble des rubriques
visées par le code du
travail, énoncées
ci-dessous.
QUELLES MENTIONS PORTER SUR LE REGISTRE DU PERSONNEL
Outre le nom et le prénom
de chaque salarié employé,
il faut indiquer :
- sa nationalité
- sa date de
naissance
- son sexe
- l'emploi exercé
- la qualification
correspondante
- les dates d'entrée et
de sortie de
l'entreprise
- la nature du contrat
s'il s'agit d'un CDD ou
d'un temps partiel.
- lorsqu'une autorisation
d'embauche ou de
licenciement est requise,
la date de cette
autorisation ou, à
défaut, la date de la
demande d'autorisation.
Par ailleurs les mentions
suivantes doivent être
portées :
- Pour les travailleurs
étrangers assujettis à
la possession d'un titre
autorisant l'exercice
d'une activité salariée
:
Le type et le numéro
d'ordre du titre valant
autorisation de
travail
En outre, les copies de
ces mêmes titres doivent
être annexées au
registre unique du
personnel et tenues à la
disposition des
fonctionnaires et agents
assermentés sur chaque
chantier ou lieu de
travail distinct de
l'établissement pour ceux
des ressortissants
étrangers qui y sont
occupés.
- Pour les jeunes
travailleurs sous contrat
d'apprentissage, de
qualification,
d'adaptation ou
d'orientation :
â La mention
"apprenti",
"contrat de
qualification",
"contrat
d'adaptation" ou
"contrat
d'orientation".
- Pour les travailleurs
temporaires :
â La mention
"travailleur
temporaire" ainsi que
le nom et l'adresse de
l'entreprise de travail
temporaire.
- Pour les travailleurs
mis à disposition par un
groupement d'employeurs
:
â La mention "mis à
disposition par un
groupement
d'employeurs" ainsi
que la dénomination et
l'adresse de celui-ci.
FAUT-IL
ENREGISTRER LE TEMPS DE
TRAVAIL ?
La rémunération d'un
salarié est fonction du temps
de travail effectué dans un
cadre réglementé : durée
maximale du travail, repos
hebdomadaire,…
Aussi l'employeur doit-il :
- soit procéder à
l'affichage dans chaque
lieu de travail des heures
de travail à effectuer
(voir fiche "Obligations
générales liées à
l'emploi"). Sauf
preuve contraire de
l'employeur, les salariés
sont présumés avoir
accompli l'horaire
affiché.
- soit procéder à
l'enregistrement quotidien
du temps de travail. Les
temps relevés doivent
alors être
obligatoirement reportés
chaque mois sur un
registre d'heures.
COMMENT
ENREGISTRER LE TEMPS DE
TRAVAIL ?
L'employeur a plusieurs
possibilités :
- enregistrer lui même le
temps de travail
- confier cette tâche à
un salarié (par exemple
un chef d'équipe)
- confier à chaque
salarié le soin de
procéder à cet
enregistrement.
En l'absence de procédés
mécaniques ou informatiques
("pointeuses" ou
"badgeuses"), le
temps de travail du salarié
est enregistré manuellement
par l'employeur ou le salarié
sur un support quelconque
(registre, cahier...)
QUE
FAUT-IL ENREGISTRER
?
Le nombre d'heures
effectuées (ex : 8 h 30)
ou les heures de début et de
fin de chaque période de
travail des salariés (ex
: 7 h 30 - 12 h / 13 h 30 - 17
h 30)
Par ailleurs, l'employeur
enregistre, pour chaque
salarié, sur un document
prévu à cet effet (en
général celui où sont
enregistrées les heures de
travail) :
- la nature et la durée
des absences, en
précisant si elles ont
été ou non
rémunérées. Il s'agit
notamment :
- des arrêts de
maladie ou d'accident
du travail,
- des congés
payés, â des congés
pour événements
familiaux,
- des repos
compensateurs,
- des absences des
salariés exerçant un
mandat représentatif
(administrateur des
Caisses de Mutualité
Sociale Agricole,
Conseiller
Prud'hommes,
délégué du
personnel ou
délégué syndical
inter-entreprises...).
- le nombre d'heures de
repos compensateur porté
au crédit du
salarié.
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En cas d'annualisation :
Lorsqu'il met en œuvre un
système de modulation des
heures de travail (voir fiche
"Modalités
de passage aux 35 heures"), l'employeur doit :
- o tenir un compte
individuel de compensation
sur lequel il enregistre
:
- l'horaire
programmé pour la
semaine,
- le nombre
d'heures réellement
effectuées par les
salariés au cours de
la semaine,
- le nombre
d'heures correspondant
à des absences
indemnisées ou non
indemnisées,
programmées ou non
programmées.
- o retranscrire l'état
du compte de compensation
tous les mois sur le
bulletin de paye ou un
document annexé au
bulletin de paie.
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LES SIGNATURES DU SALARIE
ET DE L'EMPLOYEUR SONT-ELLES OBLIGATOIRES ?
Il n'est pas
exigé de l'employeur et du
salarié qu'ils signent le
document sur lequel les heures
sont enregistrées (même si
cette pratique est
recommandée).
En revanche l'employeur
doit en remettre une copie au
salarié en même temps que sa
paie, c'est à dire en
général chaque mois.
Cette
formalité permet à
l'intéressé de signaler à
l'employeur ses éventuels
points de désaccord.
Le
salarié a toujours la
possibilité de contester
l'inexactitude des
renseignements qui y sont
portés, même si, à la
réception de la copie, il n'a
pas exprimé de réserve, ou
s'il a donné son approbation.
L'employeur reste
responsable du respect de
l'obligation d'enregistrement,
même s'il a confié au
salarié le soin de procéder
lui-même à l'enregistrement
de son temps de travail.
QUE
SE PASSE T-IL SI LE SALARIE
EST REMUNERE A LA TACHE ?
Dans
ce cas, la rémunération ne
peut être inférieure à
celle qu'il aurait perçue
s'il avait été payé sur la
base du nombre d'heures qu'il
a effectuées.
L'enregistrement du temps de
travail est donc nécessaire,
sauf impossibilité lorsque le
salarié travaille dans des
conditions qui ne permettent
pas à l'employeur ou à l'un
de ses représentants de
contrôler sa présence.
Dans
ce cas, les modalités de
rémunération doivent être
précisées par la convention
collective ou par le contrat
de travail (se renseigner
auprès du Service
Départemental de l'Inspection
du Travail, de l'Emploi et de
la Politique Sociale
Agricoles).
QUE
SE PASSE T-IL SI LE SALARIE
EST REMUNERE AU FORFAIT
?
Il n'est pas interdit de
rémunérer un salarié sur la
base d'un nombre d'heures de
travail forfaitaire à la
condition toutefois qu'il y
ait consenti ou que le forfait
soit conventionnellement
prévu (voir article 17 de la
convention collective).
Dans ce cas également
l'enregistrement du temps de
travail est obligatoire et la
rémunération ne peut être
inférieure à celle qu'aurait
perçu le salarié sur la base
du nombre d'heures réellement
accomplies.
Cet horaire et la
rémunération qui en découle
doivent être suffisamment
explicites sur la manière
dont le nombre d'heures a
été obtenu pour que :
- d'une part il soit
possible à l'inspecteur
du travail et
éventuellement au juge,
de vérifier que ce nombre
d'heures correspond bien
à la charge de travail du
salarié et intégrer donc
les heures
supplémentaires qu'il
effectue éventuellement,
- d'autre part que
soient exactement cernées
les tâches qui sont
rémunérées sous cette
forme forfaitaire et, par
voie de conséquence
celles qui sont accomplies
en sus, devront faire
l'objet d'une
rémunération
supplémentaire.
ET
S'IL Y A IMPOSSIBILITE
D'ENREGISTRER LE TEMPS DE
TRAVAIL ?
Cette situation peut se
rencontrer lorsque le salarié
est obligé d'organiser lui
même son activité :
- soit parce qu'il assume
des responsabilités
importantes (cadres
dirigeants par
exemple).
- soit parce qu'il
travaille dans des
conditions qui ne
permettent pas à
l'employeur, ou à son
représentant, de
contrôler sa présence.
C'est notamment le cas des
salariés qui travaillent
seuls sur une exploitation
dont ils assurent la
gestion en l'absence du
propriétaire qui se
consacre à d'autres
activités.
Cette impossibilité peut
découler également des
conditions de travail ;
particulièrement en raison du
caractère itinérant de
l'activité du salarié et de
l'éloignement de son lieu de
travail par rapport à
l'entreprise et à ses
prolongements (par exemple,
dans d'autres secteurs
géographiques ou
professionnels, pour les VRP
ou les ouvriers
forestiers,...).
Mais cette impossibilité
doit tenir compte des
conditions objectives et non,
par exemple, à une pratique
de l'entreprise qui
consisterait à laisser libre
de l'emploi de son temps le
personnel concerné. Car dans
ce cas, il y a dispense
d'enregistrement du temps de
travail.
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